Category: Livres,Folio,Auteurs de A à Z
Onitsha Details
De l'Europe à l'Afrique, c'est la trajectoire de trois destins qui se nouent à Onitsha. En 1948, Maou et Fintan, son fils, s'embarquent pour le Nigéria retrouver Allan, le père bien-aimé et inconnu. Mais dans la moiteur du fleuve, au son des tambours, c'est un rêve qui s'effondre et un continent de fièvre et de violence qui surgit devant les yeux effarés des deux nouveaux arrivants. L'Afrique n'est pas cette terre de bonheur dont rêvaient Maou et Fintan. Alors, il faut reconstruire le rêve, loin des mesquineries du microcosme colonial, et apprendre à aimer le monde âpre du continent noir, découvrir ses secrets ancestraux, sa lutte pour la liberté, tout l'amour dont il est capable. Dans une prose poétique et émouvante, Le Clézio raconte l'itinéraire chaotique d'une famille éclatée que seule la révolte pourra ressouder, alors même que gronde le peuple d'Onitsha depuis trop longtemps sous le joug de la puissance anglaise. --Sébastien Douchet

Reviews
Ce livre est comme un long poème où l??environnement est toujours étroitement lié aux états d??âme des personnages? Mais attention, ici, pas de description laborieuse, l??écriture de Le Clezio est simple, fluide et humble, toute en élégance?C??est de l??Afrique de son enfance que s??inspire Le Clezio pour raconter l??histoire de cette femme, Maou, qui part au Nigéria avec son jeune fils Fintan rejoindre son époux, employé par une compagnie coloniale. On sent bien que l??auteur a été profondément marqué et fasciné par ce continent qui semble recéler quantité de mystères et des fantômes venus du fond des âges, notamment celui de la reine égyptienne de Méroé qui avait dû mener tout son peuple vers une nouvelle terre promise. La folie n??est jamais loin et semble guetter ces blancs (le mère et le père de Fintan) qui ne se sentent pas à l??aise dans la tour d??ivoire des colons anglais. Le roman est aussi une dénonciation, celle du comportement arrogant de ces mêmes colons, mais aussi une quête, celle de son père qui jusqu??à la mort sera obsédé par la dernière pharaonne noire.On traverse cette histoire comme sur une pirogue, au gré des courants d??un fleuve africain large comme la mer, transporté, charmé par la plume de Le Clézio qui agit véritablement telle une brise exotique, face aux vigueurs du climat africain.


0 Comments: